Peut-on établir un parallèle entre la viralité du fake en nos temps numériques et la montée en puissance du faux qui accompagna les « révolutions de l’écrit » au Moyen Age ? C’est en tout cas le grand écart que tente Paul Bertrand (Université catholique de Louvain) après avoir analysé une trentaine de cas entre l’Antiquité tardive et la Renaissance [1]. Les exemples que je retiendrai ici concernent plus particulièrement nos régions.
Continuer à lire … « Du vrai dans les faux médiévaux »Du vrai dans les faux médiévaux
Les « révolutions de l’écrit » qui culminent sous les Carolingiens et au XIIe siècle ont été accompagnées de bricolages, déviations, manipulations… qui évoquent à certains égards la prolifération des « fake news » à l’ère numérique. Mais des contrôles ont existé et il faut se départir d’une distinction trop rigide entre le vrai et le faux