Les infortunés de l’emploi hier, aujourd’hui, demain

La présence étrangère sur le marché du travail a toujours été prisée par les employeurs quand elle contribuait à la bonne marche de l’économie. Depuis les années ’70, ils ont été rejoints par les tenants de la promotion de toutes les diversités culturelles et de la (sur)protection de toutes les minorités (XIXè-XXIè siècles)

Dans les années 1933-1934, le gouvernement belge s’est efforcé de combattre le chômage, alors en pleine croissance, par la limitation du nombre de travailleurs étrangers. Cette politique ne différait guère de celle menée en France, y compris par le Front populaire, au nom de « la protection de la main-d’œuvre nationale » . Bien de l’eau a coulé depuis sous les ponts, c’est le moins qu’on puisse dire. De nos jours, pareilles mesures seraient dénoncées dans les médias mainstream comme « populistes » ou « rappelant les heures sombres de notre histoire » ! Les Etats s’accordaient hier le droit de fixer la proportion maximale de migrants pouvant être employés dans les entreprises. Aujourd’hui, c’est de chiffres minimums ou de quotas à atteindre qu’il est question.

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La personne en avant, le parti derrière

L’individualisation apparaît comme le maître mot dans l’évolution récente des campagnes électorales, liée notamment à l’obligation de présenter des candidats différents à tous les niveaux. Le processus est allé de pair avec le recours à des célébrités extérieures au sérail politique. Mais la particratie garde la haute main (2007-2014)

Quand on considère l’histoire politique de la Belgique au cours des dernières décennies, quelques grands bouleversements viennent aussitôt à l’esprit: le clivage communautaire, la médiatisation, le multiculturalisme, la dilution des idéologies classiques, l’effritement des « piliers » d’appartenance (catholique, socialiste, libéral), la volatilité de l’électorat, mais aussi la personnalisation des pouvoirs comme des oppositions. « Les hommes politiques et les dirigeants politiques doivent de plus en plus s’expliquer sur leur tempérament, leurs antécédents et leur vie privée, soulignent Alain Meynen et Els Witte. La présentation, la représentation et la perception occupent une position plus centrale dans le message politique, ce qui s’explique naturellement dans une large mesure par le rôle accru de la communication et des professionnels du marketing » [1].

A l’aide d’une enquête comparative menée sur les candidats aux élections fédérales de 2007, 2010 et 2014 (Comparative Candidate Survey, CCS), deux professeurs et un chercheur de l’Université catholique de Louvain ont entrepris d’analyser de plus près les déterminants de ladite personnalisation [2]. On notera que l’ouvrage collectif dans lequel s’insère leur travail fait usage, dès son titre, d’un concept souvent considéré comme polémique mais qui se trouve validé en politologie: la particratie ( « the Belgian Partitocracy » )…

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La Belgique au tournant du millénaire

Une Belgique différente de celle d’aujourd’hui mais guère plus tranquille, qui a vu l’Etat se faire moins providentiel, la défiance s’instaurer envers toutes les autorités et le bouleversement du paysage politique s’amorcer avec la montée des extrêmes, le déclin de la famille sociale-chrétienne et la naissance de la N-VA (1989-2004)

Le temps du Nouvel An est propice aux regards rétrospectifs. Celui qui va suivre est inspiré par la relecture d’un Etat de la Belgique au tournant de notre siècle, et même de notre millénaire, entré à présent dans sa vingtième année [1]. Publié en 2004, l’ouvrage avait pour auteurs un aréopage d’historiens, politologues, économistes, journalistes, juristes…, réunis pour donner un épilogue à la collection « Pol-His » et à sa trentaine de livres consacrés à la Belgique de l’après-1945.

Le point de départ est ici 1989, dont datent des réformes institutionnelles décisives chez nous et l’effondrement du communisme derrière le rideau de fer, avec ses répercussions sur la construction européenne. Le point d’arrivée est moins signifiant: 2004, soit à mi-parcours des gouvernements Verhofstadt (1999-2008), le deuxième ayant été formé à la suite des élections de mai 2003. Dans cet intervalle, il ne manque pas d’événements ou de processus dont les prolongements sont constitutifs de notre actualité ou qui, à l’inverse, contrastent singulièrement avec elle. Nos remarques seront forcément sélectives.

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Le chef de cabinet qui voulait une royauté renforcée

Principal conseiller politique d’Albert Ier et resté en fonction sous Léopold III, Louis Wodon s’est fait le théoricien d’une restauration du pouvoir exécutif, mettant fin aux abus des partis et conférant une position centrale au Souverain, tout en respectant la Constitution de 1831 et les libertés fondamentales (1926-1942)

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Louis Wodon dessiné dans « L’Appréciation » , un périodique économique et financier édité à Schaerbeek, le 1er mars 1933. (Source: n. 1, p. 99)

« Mon cher M. Wodon, je ne puis assez vous dire combien j’apprécie hautement votre concours, la sagesse et la clarté de vos conseils » . Ainsi s’exprime Albert Ier, le 13 août 1933, dans une lettre adressée depuis Lucerne en Suisse à son chef de cabinet. Ce n’est là qu’une des nombreuses marques d’affection du Roi envers celui qui est entré à son service en 1926 et restera en fonction sous son successeur jusqu’à sa pension, en 1938.

Docteur en droit, professeur à l’Université libre de Bruxelles (ULB), directeur de l’école de Commerce Solvay, secrétaire général du ministère des Affaires économiques, Louis Wodon (1868-1946) a certes rejoint le monde des hauts dignitaires de la Cour en affichant une belle palette de compétences. Mais il s’est aussi révélé un prolifique lanceur d’idées, en faveur notamment d’une réforme de l’Etat par laquelle « l’ordre dans le droit » serait restauré et la fonction royale (re)trouverait une place centrale. Ces conceptions ont été exprimées, non sans soulever des vagues, dans une étude publiée en 1942 par la classe des lettres de l’Académie royale. Elles sont surtout détaillées dans de nombreux avis et notes conservés aux Archives du Palais. Ceux-ci constituent les sources principales de l’étude que Linde Declercq (Universiteit Gent) a consacrée à la pensée « wodonienne » [1].

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Contre les Germains, le développement urbain

A partir de 15 avant J-C, les régions de la Gaule conquises par César voient croître cités et chefs-lieux destinés à fortifier l’Empire. La naissance de Tongres, plus vieille ville de Belgique, s’inscrit dans ce contexte où Rome recourt à la coercition tout en optant à terme pour l’autonomie municipale (Ier siècle avant – IVè siècle après J-C)

On situe aux alentours de l’an 10 avant J-C, soit quatre décennies après la conquête de César (57-51), la naissance de Tongres, la plus ancienne de nos villes. Celles-ci ne seront, à vrai dire, pas foisonnantes à l’époque romaine dans l’espace belge actuel. Les plus importantes à côté d’Atuatuca Tungrorum seront Tournai et Arlon, qui s’imposeront plus tardivement par leur marché prospère. Toutes bénéficieront d’une position privilégiée sur les grands axes routiers.

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Reconstitution d’Atuatuca Tungrorum (Tongres) vers 150 après J-C. (Source: © Gallo-Romeins Museum of Tongeren, Ugo Janssens, https://followinghadrianphotography.com/tag/tongres/)

Le contexte général qui a vu émerger la localité hesbignonne peut s’éclairer notamment par l’étude que William Van Andringa (Université de Lille) a consacrée, en confrontant sources écrites et apports archéologiques, à l’avènement de la civilisation municipale et à l’installation des chefs-lieux en Gaule intérieure, processus qui démarre entre 15 et 12 avant J-C, avec en ligne de mire la Germanie à contrôler [1]. Symbole de ce tournant, l’autel du Confluent à Lugdunum (Lyon), où se réunissent une fois par an les représentants des cités des Gallia Celtica, Belgica et Aquitania, a été élevé en 12. Les premières traces d’activités et de constructions à Bagacum (Bavay), capitale des Nerviens qui occupent le Hainaut, le Cambrésis et le Brabant, ont été datées de 10 par les bois (dendrochronologie).

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Donner la Wallonie à la France de Vichy ?

Les archives de Georges Thone, figure influente du mouvement wallon, ont jeté une lumière crue sur les ouvertures faites en faveur du rattachisme au gouvernement du maréchal Pétain. Certains des acteurs de cet épisode ont développé des conceptions racistes ou ethnicistes, allant jusqu’à envisager des transferts de population (1940-1943)

En 1940, il se mettait bien à l’écart de « la tourbe des métèques » . En 1943, il qualifiait de « gangsters » les groupes de résistants armés. Installé à Nice pendant la guerre, il envisageait, dans un rapport de janvier 1941 destiné au gouvernement de Vichy, la possibilité de « régler sur la base du racisme » la question de l’Alsace-Lorraine et celle de la Wallonie… Peu nombreux sont ceux qui le savent et moins nombreux encore ceux qui pourraient l’imaginer: il y a à Liège une rue qui porte le nom de l’auteur de ces propos, l’éditeur et imprimeur Georges Thone (1897-1972).

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Georges Thone: un passé dérangeant que beaucoup ont préféré oublier ou minimiser. (Source: photo Le Grand Liège asbl; n. 1, p. 14)

Ce personnage aussi discret qu’influent apparaît au premier plan dans l’épisode, bien connu des historiens – mais nettement moins du grand public –, des ouvertures faites au gouvernement du maréchal Pétain par des militants du mouvement wallon, tendance rattachiste. En 2004, l’historien Hervé Hasquin (Université libre de Bruxelles), par ailleurs alors ministre-Président de la Communauté française, avait apporté au dossier une étude des plus révélatrices, basée notamment sur des archives inexploitées de Thone que le hasard avait mises en sa possession. C’est peu dire que l’ouvrage, récemment réédité et enrichi [1], a fait réagir. C’est qu’il donnait de l’ampleur à ce qui contredit radicalement un certain récit régional, en montrant que les propensions à la collaboration ou à l’opportunisme dans la défaite n’ont pas été l’apanage des nationalismes du Nord. En a résulté ce que le professeur Hasquin a appelé une omerta, en tout cas dans les milieux « wallingants » , alors que leurs adversaires, après la Libération, n’ont pas manqué de faire des gorges chaudes de ces amours temporaires du Coq hardi et de la Francisque.

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Vivre à la cour de Bruxelles: tout un art

Les cérémoniaux et usages en vigueur dans les cours royales aux temps modernes manifestent l’affirmation de l’Etat . A travers les descriptions dues à Francisco Alonso Lozano se reflètent le prestige de la Maison de Bruxelles et l’ambition du gouverneur général Maximilien-Emmanuel de Bavière d’être souverain à part entière (1692-1712)

Le jour de la fête des apôtres saint Simon et saint Jude (28 octobre), « les premieres vespres sont chantées par un chappelain d’honneur comme aussi la messe accompagné des chevaliers de l’ordre de la Toison d’or, sortant le prince en publicque » . Le jour de la Toussaint, « la messe est chanté en pontifical par un evecque ou prélat. Le prince est present avec les chevaliers de l’ordre de la Toison d’or. L’apres midy vers les trois heures l’on chante les offices de morts. Un chapelain d’honneur faict l’office, mais le prince n’est present » . Le jour de sainte Cécile (22 novembre), « la messe est chanté en pontifical si le prince est invité de l’entendre par les musiciens » . Le jour de sainte Catherine (25 novembre), « le prince sort en publicque pour aller entendre la messe en pontifical a la paroche de la ditte saincte » …

On le voit à travers ces exemples, reproduits dans leur graphie originale: rien n’est laissé au hasard dans les écrits qui consignent les usages en vigueur à la cour de Bruxelles au XVIIè siècle. Et le même soin mis à programmer l’année liturgique est consacré à décrire la bonne marche de la maison royale, la garde des joyaux, les rôles et gages des officiers (détenteurs d’une charge), l’organisation des cuisines ou la tenue des écuries. Les extraits précités proviennent du Plan ou estat de la maison royale dans ces estats de Flandres, dû à Francisco Lozano et à son fils Francisco Alonso Lozano, employé à l’oratoire de la chapelle royale du palais. L’ouvrage résulte d’une élaboration située entre 1692 et 1712, soit les dernières décennies de la souveraineté des Habsbourg d’Espagne, alors représentés sous nos cieux par le gouverneur général Maximilien-Emmanuel de Wittelsbach, électeur et duc de Bavière, qui s’est précédemment illustré à Mohács et à Belgrade contre les Turcs ( « électeur » parce que participant à l’élection de l’Empereur dans le Saint Empire romain germanique). Continuer à lire … « Vivre à la cour de Bruxelles: tout un art »

Premières brèches dans les anciens Pays-Bas

Les révoltes des comtés de Flandre et de Hollande sous la régence de Maximilien de Habsbourg ont en commun le refus de la politique centralisatrice et de l’alourdissement des charges. Mais malgré les liens noués entre leaders, il n’y a pas eu d’unité dans les objectifs ni dans l’action (1482-1492)

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Portrait de l’archiduc Maximilien, tuteur de Philippe le Beau et empereur germanique, par Albrecht Dürer (1519). (Source: Kunsthistorisches Museum Wien, Gemäldegalerie, 825, https://www.khm.at/objektdb/detail/617; n. 1, p. 40)

Les troubles de la seconde moitié du XVIè siècle, qui débouchèrent sur la division des anciens Pays-Bas, ne furent pas sans avant-coureurs. Pour nombre d’historiens, en effet, les mouvements séditieux de l’époque bourguignonne ont anticipé à bien des égards les oppositions à la souveraineté espa- gnole, même si la dimension religieuse en était absente. Tronc commun: le refus de la politique centralisatri- ce. En relançant celle-ci après la mort prématurée de Marie de Bourgogne (1482), son mari l’archiduc Maximilien de Habsbourg, appelé à exercer la régence pour leur jeune fils Philippe le Beau, mit le feu aux poudres, comme le ferait Philippe II quelque quatre-vingts ans plus tard.

Le rôle majeur des opérations de corsaires (les « gueux de la mer » ) rapproche également les deux épisodes, ainsi que la difficulté, pour l’ensemble fédéré par Philippe le Bon, de préserver son unité même dans l’adversité. En revisitant les soulèvements de grande ampleur dont les comtés de Flandre et de Hollande, en particulier, ont été le théâtre au tournant des années 1480 et 1490, Louis Sicking (Université libre d’Amsterdam, Université de Leyde) montre que les apparences et les solidarités de circonstances dissimulaient en réalité bien des brèches et des visées différentes [1]. Continuer à lire … « Premières brèches dans les anciens Pays-Bas »

De l’anarchisme au djihadisme, un même égotisme

Libertaires avant 1914, communistes dans les années ’80, islamistes aujourd’hui, les terroristes inscrivent leur esprit de sacrifice dans un culte du moi tout-puissant. Les facteurs sociaux les motivent peu. Le monde extérieur, perçu comme uniformément hostile, est pour eux condamné par le sens de l’histoire ou par la volonté de Dieu (1880-)

Bruxelles (mai 2014), Paris (janvier et novembre 2015), Saint-Quentin Fallavier (juin 2015), Bruxelles (mars 2016), Saint-Étienne-du-Rouvray et Nice (juillet 2016), Liège (mai 2018)…: ces tragédies ont marqué en Europe la troisième génération du terrorisme islamiste, liée à Daech. Les deux précédentes s’étaient cristallisées autour du conflit afghan (années ’80) et de l’organisation al-Qaida (New York 2001, Madrid 2004, Londres 2005…). Dans la présente séquence, notre pays se trouve, bien malgré lui, en position critique. Outre que l’attentat du Musée juif en 2014 est le premier du Vieux Continent à avoir été diligenté par « l’Etat » islamique, la Belgique globalement a été désignée comme une des plaques tournantes du djihadisme européen.

L’ampleur du phénomène nous incite à la comparaison (ressemblances et différences) avec les autres vagues terroristes survenues sous nos cieux hors des temps de guerre, inspirées successivement par l’anarchisme et par le marxisme-léninisme. La première connut son apogée entre la fin du XIXè siècle et la Première Guerre mondiale. C’est l’époque où l’on pouvait entendre, au cours d’un meeting à Andrimont (Dison) en 1886, un certain Dehan affirmer « qu’il vaut mieux couper une tête que de casser cent carreaux et que même il est préférable d’employer de la dynamite qui se trouve dans nos caves » [1]. Ce n’était pas que paroles en l’air, comme le montrèrent les nombreux passages à l’acte des années 1892-1894, à Liège notamment, inscrits dans une stratégie de propagande par le fait. Si les poseurs de bombes ont opéré chez nous de manière ciblée et non meurtrière, il n’en alla pas de même pour leurs homologues espagnols et français, qui n’hésitaient pas à viser parfois la foule innocente. Continuer à lire … « De l’anarchisme au djihadisme, un même égotisme »

Un terroriste « très convenable » … ? L’attentat contre le prince Humbert

Le 24 octobre 1929, l’activiste socialiste Fernando De Rosa tire sur l’héritier du trône d’Italie, venu à Bruxelles pour ses fiançailles avec la princesse Marie-José, fille du roi Albert et de la reine Elisabeth. D’aucuns excuseront ce geste en invoquant les excès du fascisme, bien que le duce et la monarchie ne fassent pas bon ménage (1929-1930)

Le 24 octobre 1929 paraît au Moniteur l’annonce officielle du futur mariage de la princesse Marie-José, fille de nos souverains, et du prince Humbert, fils de ceux d’Italie. C’est – hasard de l’histoire – la date du krach de Wall Street (le « jeudi noir » ), qui marque le début de la grande crise économique mondiale. Les deux tourtereaux, qui s’apprêtent à échanger leurs promesses à Bruxelles, l’ignorent, comme tout le monde alors. Ils n’imaginent pas davantage que ce jour-là, lui va frôler la mort et elle, une tragique viduité prématurée [1]. Continuer à lire … « Un terroriste « très convenable » … ? L’attentat contre le prince Humbert »