Urbanisme et pollution font bon ménage, chacun le sait, mais depuis plus longtemps qu’on ne le pense généralement. Un précédent article a montré que nos ancêtres « n’avaient pas meilleur air » quand les activités génératrices de nuisances proliféraient au cœur des cités, répandant odeurs et débris de toute nature [1]. Avec l’industrialisation se sont ajoutés les effets de la combustion du charbon pour la sidérurgie et le chauffage domestique, alors que la taille des entreprises ne cessait de s’accroître. « Durant des siècles, résume Isabelle Parmentier (Université de Namur), les métiers, les ateliers, les usines, n’ont pas été vus comme un péril pour l’environnement et pour la santé des riverains, mais plutôt comme un témoignage de la vigoureuse… santé économique du pays, à soutenir et à favoriser par tous les moyens » [2].
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Les pouvoirs politiques ont longtemps protégé les industries puis le trafic automobile davantage que la santé des populations exposées aux polluants. De nos jours, les contraintes et les contrôles pèsent sur l’activité économique. Les améliorations apportées par les zones de basses émissions ont été mesurées (XVIIIe-XXIe siècles)