Entre Vérone et Liège, la mobilité épiscopale au Xè siècle

En 955, l’évêque Rathier est débarqué de son siège liégeois pour avoir été précédemment à la tête du diocèse vénitien. Les vraies raisons sont davantage politiques, mais en plaidant sa cause, le prélat déchu contribuera à mettre en valeur des sources canoniques qui serviront de base à la levée de l’interdiction de tels transferts (930-974)

  Le 21 septembre 953, le prélat Rathier de Vérone est élu évêque de Liège. L’élévation se fait « en présence du Roi au palais appelé Aix par les représentants appropriés » , écrira-t-il plus tard, précisant qu’il a aussi été nommé « par les évêques, les abbés, les comtes et les chefs du royaume entier » . Le dimanche suivant, l’élection est réitérée en présence notamment de sept confrères évêques. L’archevêque de Cologne Brunon, frère d’Otton Ier, roi de Germanie, a fermement soutenu cette candidature. Et pourtant, au bout de dix-huit mois, Rathier doit abandonner son siège.

   La raison ? Il a porté la mitre en Vénétie et ne peut donc pas faire de même en bord de Meuse. Les transferts de la tête d’un évêché à celle d’un autre ont été, en effet, interdits par le concile de Nicée en 325. Mais cette disposition est elle-même discutée et derrière le motif canonique de l’éjection s’en cachent bien d’autres [1]

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Flamingantisme et démocratie chrétienne main dans la main

Pour leurs pionniers, la langue du peuple, sa religion et sa condition sociale constituent un tout indissociable, enjeu d’un même combat. La figure et l’action de Kamiel van Caeneghem incarnent cette jonction des idéaux et des revendications, au moment où l’élargissement du droit de vote va leur conférer davantage de poids (1884-1897)

  Dès le milieu du XIXè siècle, le mouvement flamand s’est voulu social autant que linguistique. La jonction allait de soi: promouvoir le néerlandais comme langue nationale contre la reconnaissance exclusive du français, c’était défendre le parler du peuple contre celui des élites urbaines. Ce courant a tout aussi logiquement pris corps au sein du giron catholique: la religion du peuple contre l’anticléricalisme libéral et socialiste. A la fin du siècle, la figure de l’abbé Adolf Daens, connue de beaucoup par le film que lui consacra Stijn Coninx (1992), incarne à sa manière l’imbrication du flamingantisme et de la démocratie chrétienne, cette dernière se posant alors en option concurrente ou complémentaire du paternalisme caritatif. Mais il en est bien d’autres.

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Eugène Ysaÿe tenait la corde

De l’Amérique à l’Oural, le rayonnement international du violoniste, chef d’orchestre et compositeur a fait de lui un ambassadeur de la musique belge. D’une influence durable dans le monde des interprètes, à cheval sur le classicisme et la modernité, il a aussi laissé un opéra singulier en wallon liégeois (1858-1931)

Eugène Ysaÿe dessiné par Berteaux (Hippolyte ?) en 1885, avec une dédicace à Guillaume Lekeu. (Source: Bibliothque royale de Belgique, Mus. Obj. 368, détail; n. 1, p. 36)

  Le 31 juillet 1892, le Washington Post annonce qu’Eugène Ysaÿe, « le célèbre violoniste belge, sera entendu en concert dans les principales villes américaines pendant la prochaine saison » . Deux ans plus tard, le 22 juillet 1894, le même journal fait écho à la réputation de l’artiste belge « d’être un des principaux, si pas le plus grand violoniste en vie » . Et pour que son nom ne soit pas – trop – martyrisé, l’article précise qu’il se prononce « Easy » !

   Le 31 mars 1899, L’Indépendance belge décrit le délire suscité à Berlin par la présence de notre compatriote. A l’issue de son concert, « des douzaines de gens, surtout des dames, se ruèrent vers le couloir des artistes, entourèrent le grand virtuose en poussant des hoch et des hourrahs, lui firent escorte en le serrant de près et lui prenant les mains, puis manifestèrent bruyamment autour de la voiture qui l’emmenait » . Rien d’étonnant si la vedette figure aussi « parmi les interprètes favoris du public anglais » et de celui de bien d’autres pays. Et si elle peut s’appuyer sur un réseau international considérable de musiciens, d’imprésarios, d’éditeurs…   

   A l’aide notamment de la correspondance d’Ysaÿe et de documents inexploités de toute nature, la musicologue Marie Cornaz, conservatrice des collections musicales de la Bibliothèque royale et maître de conférences à l’Université libre de Bruxelles, a mené à bien la première biographie scientifique complète de cette figure emblématique [1]. Une mesure parmi d’autres de son rayonnement: rien que ses voyages mentionnés dans le présent ouvrage – qui ne peut être exhaustif –représentent un demi-million de kilomètres effectués en train, en bateau ou en voiture (p. 274).

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Un intellectuel catholique dans l’enfer nazi

Les écrits de Flor Peeters dénonçant les systèmes totalitaires l’ont conduit à Sachsenhausen. Il y a été témoin et victime du régime inhumain des camps ainsi que des collusions entre prisonniers communistes et autorités SS. Sa foi lui a permis de surmonter l’épreuve. Elle a continué de guider son action après la guerre (1941-1945)

  « Florent, je ne souhaite qu’une chose: fais ton devoir! » Ainsi parla sa femme ce jour de septembre 1941 où sept gestapistes armés firent irruption chez lui, à Duffel, pour l’arrêter. Les époux n’allaient plus se revoir avant la fin de la guerre. Pour Flor Peeters (1909-1989), alors enseignant en langues anciennes, plus tard professeur à l’Université de Gand, la grande épreuve allait s’appeler Oranienburg-Sachsenhausen, un des premiers camps de concentration, ouvert dès 1933. Au retour, ce survivant de l’enfer, qui devait en porter à tout jamais les séquelles, fournit un témoignage poignant et réfléchi dans une série de 122 articles publiés d’abord par le quotidien Het Volk, de juillet à décembre 1945, puis réunis en un livre l’année suivante. Une nouvelle vie éditoriale vient d’être conférée à celui-ci [1].

  Ancien élève des jésuites de Turnhout puis étudiant de l’Université catholique de Louvain, docteur en philologie classique et en philosophie, également candidat en droit, celui qui s’était engagé dans les Jeunesses ouvrières du futur cardinal Cardijn dut à son opposition radicale aux totalitarismes d’avoir été déporté. Ce rejet s’était exprimé notamment, en 1937, dans un ouvrage au titre des plus explicites: Het bruine bolsjevisme. Over de christenvervolging in het Derde Rijk (Le bolchevisme brun. Sur la persécution des chrétiens dans le Troisième Reich). En langage vulgaire, on dira qu’il était « brûlé » .   

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Ennemi du Reich, torturé en Angleterre

Passé en Grande-Bretagne avec des renseignements précieux pour les Alliés obtenus d’Allemands antinazis, l’Anversois Jacques de Duve fut bien mal récompensé. Pris pour un dangereux espion potentiel, il fut emprisonné, mis au secret, brutalisé… Après la guerre, la Justice belge l’a définitivement blanchi (1943-1946)

  Dans le Pas-de-Calais, sur le territoire de la commune d’Helfaut, la base de tir de fusées V2 que firent construire les Allemands dresse toujours vers le ciel sa sombre coupole, forte de cinq mètres d’épaisseur de béton. Si les travaux entrepris ici avaient été menés à terme, c’est par dizaines que le dôme aurait pu cracher ses engins de morts vers l’Angleterre et la Belgique. Le débarquement de Normandie en décida autrement. Le site est aujourd’hui devenu le musée de la Coupole, un centre d’histoire et de mémoire.

  Ce qu’on ne savait pas, jusqu’à récemment, c’est que les Britanniques furent informés par un patriote belge de l’existence de ce chantier entrepris dans le plus grand secret, et ce dès son commencement en 1943. Cet informateur, Jacques  de Duve – frère de Christian, le prix Nobel de médecine –, fut pourtant bien mal récompensé, pour le dire par euphémisme… A partir des papiers de famille ainsi que de recherches menées dans les archives publiques, son beau-fils Charles-Albert de Behault a retracé minutieusement, pas à pas, cette incroyable (més)aventure [1].

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Sainte Begge n’était pas béguine

Veuve, ayant décidé de se consacrer à Dieu, la fondatrice de l’abbaye d’Andenne, qui fut aussi la grand-mère de Charles Martel, a bénéficié d’un regain de popularité au XVè siècle, quand son nom la fit associer erronément au mouvement des béguinages (VIIè siècle)

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Buste reliquaire de sainte Begge en l’église de Chèvremont. (Source: Yves Sorée, https://www.bibliotheca-andana.be/?page_id=153704)

« Une sainte noble au destin tourmenté et à la descendance royale » : telle fut Begge d’Andenne selon les termes de Sophie Leclère (Université Saint-Louis-Bruxelles) [1]. Et cependant, les médiévistes ne se sont pas bousculés au portillon pour mettre en lumière la fondatrice de l’abbaye de la ville mosane, morte sans doute vers 693. Sa renommée, en fait, n’a guère débordé le cadre local et son dossier hagiographique ne pèse pas bien lourd: un texte, quatre copies, trois miracles. L’historienne a entrepris d’établir une généalogie des sources (stemma codicum) relatives à cette figure inscrite dans un lignage des plus prestigieux: fille du maire du palais d’Austrasie saint Pépin de Landen et mère de son successeur (non immédiat) Pépin le Jeune, dit de Herstal, lui-même père de Charles Martel, futur vainqueur des musulmans dans les environs de Poitiers, et grand-père de Charlemagne. Le royaume mérovingien d’Austrasie s’étend alors sur le nord-est de la Gaule, en ce compris la Belgique contemporaine, avec Metz pour capitale.

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Une ardeur d’avance sur le concile de Trente

Il était issu d’une grande famille et d’esprit plutôt mondain. Pourtant, l’évêque Robert de Croÿ a fait démarrer la Réforme catholique sur les chapeaux de roue dans son diocèse de Cambrai, qui s’étendait alors jusqu’à Bruxelles et Anvers. Les distances et les troubles politiques ont toutefois handicapé son action (1529-1556)

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Portrait de Robert de Croÿ par Willem Key daté de 1547, peu après son retour de Trente. On remarque les armes de la famille dans le coin supérieur gauche. (Source: Christie’s, Londres, 9 déc. 2009, https://www.invaluable.com/auction-lot/willem-adriaensz.-key-breda-c-.-1515-6-1568-ant-149-c-ec59a406a5#)

Le début du XVIè siècle est fréquemment décrit comme une période de décadence religieuse, sous l’égide d’évêques mondains, provenant de familles nobles qui rejoindront souvent les rangs des opposants aux décrets du concile de Trente. Mais des recherches récentes font entendre une autre musique. Il en ressort, en effet, que si certaines circonstances et certains acteurs firent barrage et si les tribulations de la révolte des anciens Pays-Bas étaient largement imprévisibles et capricieuses, la réforme tridentine a démarré chez nous sur les chapeaux de roues, parfois sans même attendre la fin des sessions convoquées par le Pape sur les bords de l’Adige entre 1545 et 1563 (avec des interruptions).

L’épiscopat de Robert de Croÿ à Cambrai (1529-1556) est de ceux qui invitent à porter ce nouveau regard. Le diocèse s’étend alors tout au long de la rive orientale de l’Escaut jusqu’à Anvers, englobant Bruxelles ainsi que la plus grande partie du Hainaut. Y vivent donc des populations tant néerlandophones que francophones – une constante de notre histoire. Avec Robert, les Croÿ, une de ces grandes maisons réputées frondeuses, ont rien moins que le troisième de leurs membres à occuper consécutivement ce siège prestigieux, convoité, lié à des pouvoirs temporels (duc de Cambrai, comte du Cambrésis), mais aussi hautement stratégique, entre les terres de l’Empereur romain germanique, du Roi de France et du Duc de Bourgogne. C’est pourtant bien à l’avant-garde de la Contre-Réforme que le rejeton va s’illustrer, comme le montrent Violet Soen et Aurelie Van de Meulebroucke (Katholieke Universiteit Leuven) dans une étude soulignant à quel point « la tradition médiévale tardive, l’existence d’évêques nobles et la réforme religieuse pouvaient être compatibles et parfois même aller main dans la main » [1].

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Un historien face aux apparitions de Beauraing

Il y a 40 ans, le père Camille-Jean Joset, professeur émérite des Facultés de Namur, entreprenait la réunion, l’exploitation et la publication des sources relatives aux événements survenus dans la bourgade famennoise. Des faits proclamés surnaturels par l’autorité ecclésiale passaient au crible de la critique historique (1932-1933)

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Les enfants récitant le chapelet après les apparitions. (Source: Mgr Fernand Toussaint & Camille-Jean Joset s.j., « Beauraing. Les apparitions » , n. 2, p. 75)

Entre le 29 novembre 1932 et le 3 janvier 1933, la Vierge est-elle apparue à plusieurs reprises à un groupe de cinq enfants de Beauraing ? Nous pouvons l’affirmer « en toute sincérité et prudence » , déclarait l’évêque de Namur Mgr André-Marie Charue dans une lettre publiée le 2 juillet 1949. Etaient dès lors validés les messages recueillis dans le jardin du pensionnat Notre-Dame du Sacré-Cœur par Andrée et Gilberte Degeimbre, Albert, Fernande et Gilberte Voisin, âgés de 9 à 15 ans, messages par lesquels la « dame en blanc » avait appelé à la prière, demandé qu’on vienne en pèlerinage, fait voir son cœur maternel et évoqué sa médiation en vue de la conversion des pécheurs. En plus de trois secrets bien gardés par leurs trois dépositaires…

La reconnaissance épiscopale n’allait pas éteindre, loin de là, les polémiques portant sur la (sur)nature des faits, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du monde catholique. Aussi Mgr Charue, en 1977, au terme de sa vie et à l’approche du 50è anniversaire de l’événement, souhaita-t-il « la publication de travaux scientifiques, susceptibles de dissiper les doutes qui subsistaient encore » . Sur sa proposition, un comité fut constitué, présidé par Mgr Fernand Toussaint, vicaire général du diocèse, l’enquête historique étant confiée au père Camille-Jean (ou Camille) Joset s.j., professeur bientôt émérite des Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix (FUNDP, aujourd’hui Université de Namur).

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Le chef de cabinet qui voulait une royauté renforcée

Principal conseiller politique d’Albert Ier et resté en fonction sous Léopold III, Louis Wodon s’est fait le théoricien d’une restauration du pouvoir exécutif, mettant fin aux abus des partis et conférant une position centrale au Souverain, tout en respectant la Constitution de 1831 et les libertés fondamentales (1926-1942)

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Louis Wodon dessiné dans « L’Appréciation » , un périodique économique et financier édité à Schaerbeek, le 1er mars 1933. (Source: n. 1, p. 99)

« Mon cher M. Wodon, je ne puis assez vous dire combien j’apprécie hautement votre concours, la sagesse et la clarté de vos conseils » . Ainsi s’exprime Albert Ier, le 13 août 1933, dans une lettre adressée depuis Lucerne en Suisse à son chef de cabinet. Ce n’est là qu’une des nombreuses marques d’affection du Roi envers celui qui est entré à son service en 1926 et restera en fonction sous son successeur jusqu’à sa pension, en 1938.

Docteur en droit, professeur à l’Université libre de Bruxelles (ULB), directeur de l’école de Commerce Solvay, secrétaire général du ministère des Affaires économiques, Louis Wodon (1868-1946) a certes rejoint le monde des hauts dignitaires de la Cour en affichant une belle palette de compétences. Mais il s’est aussi révélé un prolifique lanceur d’idées, en faveur notamment d’une réforme de l’Etat par laquelle « l’ordre dans le droit » serait restauré et la fonction royale (re)trouverait une place centrale. Ces conceptions ont été exprimées, non sans soulever des vagues, dans une étude publiée en 1942 par la classe des lettres de l’Académie royale. Elles sont surtout détaillées dans de nombreux avis et notes conservés aux Archives du Palais. Ceux-ci constituent les sources principales de l’étude que Linde Declercq (Universiteit Gent) a consacrée à la pensée « wodonienne » [1].

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Ulenspiegel, une légende dans le roman national

Le personnage légendaire transposé par Charles De Coster a pu être embrigadé sous bien des bannières politiques ou philosophiques. Mais en incarnant la révolte des provinces des Pays-Bas contre le centralisme espagnol, il est devenu une icône de la Flandre comme de la Belgique dans leurs multiples visages (XVIè-XXè siècles)

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Deux facéties de Thyl: avoir déclaré qu’il allait s’envoler depuis une fenêtre de l’hôtel de Ville pour mieux se moquer de la masse des « fous » qui l’ont cru; avoir semé la confusion parmi les fermières en leur promettant d’acheter leur lait au prix double, ce qui s’avère impossible parce qu’on ne sait plus quelle quantité chacune a versée dans la bassine. (Source: chromos de Felix Timmermans, éd. Liebig, 1933, https://blog.seniorennet.be/timmermans_fan/archief.php?ID=1716922)

« La Légende d’Ulenspiegel est tout sauf un énoncé consensuel. On peut même affirmer que c’est un texte de combat : un vaste hymne à la liberté, mais une liberté incarnée, celle des corps autant que celle de la pensée » . Ainsi s’exprime Jean-Marie Klinkenberg, en introduction du numéro de la revue Textyles mis en chantier pour marquer le sesquicentenaire de l’œuvre majeure de Charles De Coster (1867) [1]. La lecture du professeur émérite de l’Université de Liège (ULiège), spécialiste des sciences du langage, en vaut bien d’autres. La « liberté » du fils de charbonnier dammois a été si librement interprétée que l’épopée a pu, notamment, se voir diffusée à plus d’un million d’exemplaires dans une dizaine de langues de la défunte Union soviétique. En Belgique, « l’espiègle » – l’étymologie du mot remonte à lui – s’est trouvé embrigadé sous les bannières tantôt du flamingantisme, tantôt de la franc-maçonnerie, tantôt du nationalisme belge, tantôt du socialisme…

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