A partir des années 1960, l’accès croissant des femmes au travail salarié rend criants les besoins en lieux d’accueil pour les enfants en bas âge. Les mouvements féminins tant chrétiens que socialistes – pour s’en tenir aux deux principaux « piliers » – se mobilisent à cette fin, mais pas toujours de la même manière. Les modalités de leur action, ses résultats et les oppositions qu’elle révèle ont fait l’objet d’une étude due à Juliette Masquelier, postdoctorante à l’Université d’Anvers et à l’Université libre de Bruxelles, et Margaux Roberti-Lintermans, titulaire d’un doctorat en histoire à l’Université catholique de Louvain [1].
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Comme la famille, les lieux d’accueil de la petite enfance ont été conçus différemment au sein des « piliers » chrétien et socialiste, le premier privilégiant les gardiennes privées dans un cadre à dimension humaine, le second préférant les puéricultrices diplômées et les structures publiques. Mais les lignes ont bougé avec le temps (1960-1980)