Quand André Citroën cherchait le soutien d’Albert Ier

Il a informé le Roi en permanence des périples réalisés par ses autochenilles en Afrique. Des contacts avec le magnat parisien ont également été noués à propos des projets de liaisons directes à travers le Sahara – que le Souverain fut à deux doigts d’inaugurer – ainsi qu’entre les colonies françaises et le Congo belge (1922 -1926)

André Citroën, premier constructeur automobile français dans l’Entre-deux-guerres, fut aussi l’un des entrepreneurs européens les plus novateurs et audacieux de l’époque. En témoignent, outre les quatre-roues dont nos routes furent parsemées, le garage multifonctionnel de la place de l’Yser à Bruxelles, érigé dans les années ’30, devenu une icône architecturale et aujourd’hui transformé en musée d’art moderne et contemporain. Yaron Pesztat, ancien député du parti écologiste, attaché au Centre d’information, de documentation, et d’exposition de la Ville, s’est lancé dans la codirection d’une recherche sur l’histoire de cet édifice, recherche qui l’a notamment conduit… aux archives du Palais royal [1].

Celles-ci renferment en effet moult documents relatifs aux relations nouées entre le père de la marque aux chevrons et la Cour de Belgique. Il en ressort que cette dernière fut tenue au courant, parfois par télégramme du patron en personne, des progrès d’une des célèbres croisières dont il fut l’initiateur, celle dite « des sables » au cours de laquelle, fin 1922 – début 1923, les autochenilles conçues par l’ingénieur Adolphe Kégresse devaient traverser le Sahara. La visée de cet exploit comme des autres était, bien sûr, promotionnelle, en même temps qu’était nourri le projet d’établir une ligne touristique routière, et plus tard une ferroviaire, de l’Algérie au Mali, de Colomb-Béchar à Tombouctou. Déjà, des hôtels avaient poussé en plein désert à cette fin.

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La voiture électrique, c’est aussi du belge

Camille Jenatzy fait partie des constructeurs pilotes qui ont eu recours à cette source d’énergie dès les débuts de l’aventure automobile. A bord de sa Jamais contente, modèle doté d’une carrosserie légère et obéissant parfaitement aux lois de l’aérodynamique, il a été le premier à franchir le seuil des 100 km/h. Il n’en est pas resté là (1899-1913)

   Le 29 avril 1899 à Achères, en région parisienne, une voiture étrangement appelée la Jamais Contente, pilotée par son concepteur, le Belge Camille Jenatzy, franchissait pour la première fois dans l’histoire la barre des 100 kilomètres / heure. Enorme fut l’impression produite sur les contemporains par cette « vitesse vertigineuse » , ainsi que la qualifia la presse de l’époque. Vu d’aujourd’hui, l’événement prend une résonance supplémentaire du fait que le bolide à bord duquel fut réalisée cette performance était mû par l’énergie électrique.

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