En pointe dans le système des brevets, la Belgique s’est dotée en 1854 d’une législation adaptée après avoir hérité du régime français. Elle a figuré en outre parmi les premiers signataires, en 1883, de la Convention de Paris pour la protection de la propriété industrielle et, trois ans plus tard, de la Convention de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques. Au début du XXe siècle, on décernait chez nous chaque année quelque 5500 titres assurant un monopole temporaire d’exploitation d’une invention. C’était davantage qu’en Allemagne où la moyenne annuelle tournait autour de 5000.
Un pouvoir d’attraction débordant largement nos frontières explique ce succès auprès des professeurs Tournesol de l’époque. Le Congo léopoldien puis belge a joué à cet égard un rôle majeur, que vient illustrer un article de Véronique Pouillard, docteure en histoire de l’Université libre de Bruxelles et professeure à l’Université d’Oslo [1].
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