Gérard de Nerval avait bonne presse

L’auteur d’ « Aurélia » a été dès son vivant bien connu et apprécié chez nous. Des critiques ont été toutefois émises sur son écriture complexe et sa participation à une certaine arrogance française. Après avoir annoncé prématurément sa mort, « L’Indépendance belge » s’est avérée le journal le mieux informé sur sa fin tragique (1840-1860)

   De Gérard de Nerval, l’encyclopédie Larousse en ligne nous dit que « la plupart de ses contemporains n’avaient jamais vu en lui qu’un gentil poète, un sympathique bohème, un polygraphe de talent. Pendant trois générations, nul ne chercha à pénétrer le sens profond de son œuvre » [1]. Et pourtant, c’est une ample moisson qu’a publiée Michel Brix, directeur de recherches honoraires à l’Université de Namur, spécialiste de la littérature française du XIXe siècle, après avoir collecté dans la presse belge contemporaine de l’écrivain les articles qui lui furent consacrés [2].

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Marie de Hongrie, la médiatrice

Gouvernante des grands Pays-Bas, la sœur de Charles Quint fut aussi, même à l’arrière-plan, diplomate, conseillère, mécène, maître d’oeuvre. Avec la défense des intérêts des Habsbourg pour souci majeur, elle s’est efforcée de maintenir les liens entre le pouvoir central et les turbulentes élites aristocratiques locales (1505-1558)

   Aux visiteurs du domaine de Mariemont (Morlanwelz), le dimanche 10 mai dernier, était promise « une immersion au cœur du XVIe siècle » . Les animations furent à la hauteur de l’annonce. Saynètes et danses, cortèges et « escrime historique » , Hallebardiers de Binche et Arbalétriers de Bruxelles, le tout en costumes de la Renaissance, ont marqué la fin de l’exposition « Marie de Hongrie. Art et pouvoir » inaugurée l’automne précédent. En demeure l’ouvrage collectif, à vrai dire somptueux, réalisé à cette occasion sous la direction de Jean-Marie Cauchies (Académie, professeur émérite) et Gilles Docquier (Mariemont) [1].

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