Surveiller et punir, mais aussi gracier

Quand la prison devient une peine à part entière, la clémence est sollicitée pour des faits plus légers: moins d’homicides, davantage de vols, de fraudes, de vagabondage… Les femmes y prennent dès lors plus d’importance. Mais la grâce est aussi au service de la discipline des établissements et de la régulation de leur population (1716-1794)

   Dans Surveiller et punir, un des classiques de Michel Foucault [1], l’émergence dans l’histoire du monde occidental de la prison, au sens moderne d’institution pénale conçue pour l’enfermement, apparaît liée à des formes de rationalité et de discipline devenues dominantes et étendues à l’autres structures de la vie sociale. Il ne faudrait toutefois pas perdre de vue, dans l’approche de cette mutation, qu’elle a aussi eu pour effet, à la fin de l’Ancien Régime, de transformer et d’amplifier considérablement l’usage de la grâce. C’est ce qu’est venue rappeler Julie Douley (Université catholique de Louvain) à la récente quadriennale des historiens belges, en mettant l’accent sur les conséquences de cette évolution pour les femmes [2].

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Des bijoux pour la vie et pour la mort ?

Les tombes mérovingiennes ont livré quantité de bijoux. Les défunts ne les avaient pas nécessairement portés toute leur vie. Et si des rapprochements ont été opérés avec des productions d’autres pays, les évolutions ont pu se réaliser en interne. Ces questions et d’autres sont l’objet du projet « Mero-Jewel » (Ve-VIIIe siècles)

   Il y avait aussi du beau monde au temps des rois mérovingiens. En témoignent les objets de parure nombreux et variés retrouvés dans les tombes contemporaines de la dynastie: fibules, boucles d’oreilles, bagues, épingles, bracelets, colliers, pendants… Le bronze s’imposait comme la matière première la plus fréquente pour les moins fortunés (relativement), l’or et l’argent pour ceux qui l’étaient davantage. En Belgique, les premières fouilles de cimetières de l’époque eurent lieu au XIXe siècle, notamment à Lede, Haulchin (section d’Estinnes aujourd’hui), Harmignies (Mons), Marilles (Orp-Jauche)… Selon l’esprit du temps, les excavations étaient surtout dictées par la quête de la pièce précieuse.

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Léopold III aux Caraïbes: l’explorateur après le Roi

Trois explorations en Amérique centrale, après l’abdication, l’ont conduit à la découverte d’un lac qui porte son nom ainsi que sur les traces du conquistador espagnol Vasco Núñez de Balboa, qui trouva la route du Pacifique avant de connaître une fin tragique. Des expéditions éprouvantes et non sans danger (1951-1956)

   Six mois à peine se sont écoulés depuis son abdication, le 16 juillet 1951, quand Léopold III s’embarque avec son épouse Lilian à destination des Caraïbes. Il est alors « un jeune quinquagénaire, en quête d’un nouveau cap à donner à son existence » , suggère l’écrivain-historien Peter Daerden, familier de l’Amérique latine [1]. En fait, la passion pour les horizons lointains, qui l’animait déjà quand il était prince, ne l’a jamais quitté. Selon les contemporanéistes Michel Dumoulin et Mark Van den Wijngaert, la liste impressionnante des voyages du Roi retraité s’expliquerait aussi « par souci de répondre avec élégance au souhait d’une partie de la classe politique de le voir s’éloigner du pays » [2].

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