Centenaire de la Grande Guerre: la patrie absente

Les événements commémoratifs ont été d’une exceptionnelle abondance, mais sans coordination entre les différents niveaux de pouvoir. Un premier bilan dressé pour la Région de Bruxelles-Capitale fait ressortir l’importance du registre de l’émotion et la prédominance d’une relecture du conflit esquivant la dimension patriotique au profit de thèmes d’actualité tels que le pacifisme, l’européanisme ou le féminisme (1914-1918)

   « Il est très probable qu’aucun événement historique n’a jamais généré dans la capitale autant de manifestations en tout genre, accompagnées d’une telle mobilisation d’acteurs publics, parapublics, associatifs et privés » . Tel est le constat dressé par les auteurs d’une étude portant sur pas moins de 434 activités recensées dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale – hors publications et articles de presse – sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale, entre le 1er janvier 2014 et le 30 juin 2017 [1]. L’agenda s’est fortement allégé dans les mois qui ont suivi cette dernière date, le retour de flamme étant attendu pour l’automne 2018 avec les cent ans de l’armistice.

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« Indépendants de la France, ennemis des Espagnols »

Alors que la politique de Philippe II et la diffusion du calvinisme déchirent les Pays-Bas, le diplomate Ogier Ghiselin de Busbecq rêve, dans ses lettres à l’empereur Rodolphe II, d’un Sud catholique libre de toute tutelle (1582-1584)

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Ogier Ghiselin de Busbecq dans une gravure non datée. (Source: n. 1)

   Au début des années 1580, Ogier Ghiselin de Busbecq, diplomate sexagénaire ou presque, se trouve en mission en France au service des Habsbourg d’Autriche. S’il se souvient avec nostalgie de la localité éponyme des bords de Lys qui vit grandir, entre Comines et Menin (comté de Flandre), ce fils naturel d’un noble local, il partage ce qu’il lui reste d’une vie bien remplie entre les intrigues politiques de Paris et les charmes champêtres de Saint-Cloud. Plus tard, il s’établira à Mantes, fuyant les luttes de partis consécutives à la mort d’Henri III. Mais il est une sombre pensée qui ne saurait le quitter: celle du pays natal alors ravagé par la guerre civile et les interventions étrangères.

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La Grande Guerre vue d’en haut et d’en bas

Le journal tenu par Mary Thorp, gouvernante anglaise employée dans une riche famille bruxelloise sous l’occupation, témoigne des épreuves subies par la population mais aussi des problèmes de conscience posés à certains Allemands par l’exploitation du pays (1916-1919)

   « Les médecins disent que les cas de tuberculose & maladie mentale sont innombrables – très compréhensible quand tout le monde (excepté les quelques favorisés) est sous-alimenté & surmené. Je sens combien il est essentiel d’être convenablement alimenté en ce moment pour garder son équilibre mental. Qu’allons-nous faire pour les vêtements l’hiver prochain! … » Ces lignes figurent à la date du 21 juin 1917 dans les cahiers tenus par Mary Thorp, une Anglaise quinquagénaire établie à Bruxelles et employée comme gouvernante dans une riche famille. Le document reposait au musée In Flanders Fields à Ypres, où il avait été déposé en 1989 comme étant un « journal d’une femme anonyme » . Il a été édité, et son auteur identifié, par les historiens Sophie De Schaepdrijver (Penn State University, spécialiste belge de 14-18) et Tammy M. Proctor (Utah State University) [1].

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Cette perturbante Paix de Dieu…

Son opposant Gérard Ier de Cambrai passe à tort pour avoir défini, dans ses argumentaires, les trois ordres de la société (priant, combattant, travaillant). Il s’est par contre appliqué, bien qu’évêque et prince, à distinguer les pouvoirs du clergé et de la noblesse (1023-1054)

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Les « Gesta episcoporum Cameracensium » , manuscrit des livres 1 et 2, 1024-1025. (Source: Den Haag, Koninklijke Bibliotheek, ms. 75 F 15, f. 15bis, http://www.mmdc.nl/static/site/search/detail.html?searchMode=advanced&recordId=310#r310)

   L’opposition d’un évêque au mouvement de la Paix de Dieu lui a-t-elle fourni l’occasion de définir les trois ordres qui caractérisent la société médiévale ? A priori, on ne voit guère le rapport. Et pourtant, c’est la lecture que fit Georges Duby d’un discours contenu dans les Gesta episcoporum Cameracensium (les Actes des évêques de Cambrai), œuvre d’anonymes relatant notamment la campagne menée, dans les premières décennies du XIè siècle, par l’évêque Gérard Ier, fils d’un seigneur de Florennes et petit-fils d’un comte de Hainaut, contre l’interdiction de tout acte belligérant envers « les civils » , pour le dire dans le langage actuel.

   Selon le célèbre historien français, Gérard partage avec un autre pontife, Adalbéron de Laon, d’être un des grands porteurs de l’idée d’une chrétienté partagée entre trois ordres dont l’interdépendance garantit l’unité: ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui nourrissent (les paysans, plus tard tous ceux qui travaillent). L’auteur des Trois ordres ou l’imaginaire du féodalisme (1978) validait ainsi la tripartition des fonctions dans laquelle Georges Dumézil, dès les années ’50, avait vu une constante organisationnelle des peuples d’origine indo-européenne. Et pourtant, l’interprétation de Duby est peut-être très éloignée de l’intention des Gesta, de ceux qui les écrivirent comme du personnage qui les inspira. Telle est, en tout cas, la conviction de Sam Janssens (Université de Gand): à le lire, on a ici uniquement affaire à « un cadre textuel pour la formulation de l’argument contre la Paix de Dieu » [1].

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Léopold III en questions

Les défenseurs du Souverain soulignent l’importance des données psychologiques aux origines de la crise royale. La rupture avec le gouvernement, l’entrevue avec Hitler, le remariage… ont été matières à griefs mais le Roi, en restant sur le territoire national, a fait barrage à l’instauration d’un régime dirigée par les SS (1939-1951)

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Revue des troupes dans les années 1930. (Source: général Robert Close, « Léopold III, les « non-dits »  » , Bruxelles, Ligne claire, 2001, hors-texte)

   Même avec le recul du temps, Léopold III demeure un sujet touchy. Qu’on le veuille ou non, le réflexe persiste, quand sont évoqués des faits qui le concernent, de les classer à sa charge ou à sa décharge, même s’il n’en put mais. Les questions posées ne changent pas et survivent aux réponses fournies de longue date mais trop nuancées pour séduire le café du commerce. Elever le débat est l’ambition du Cercle Léopold III, créé en 2002 sous le haut patronage de la princesse Maria Esmeralda. Oui, on y défend l’honneur d’un Roi, mais en recherchant sincèrement la vérité, même si elle doit conduire à mettre des bémols au bilan du règne.

   La démarche a débouché sur un ouvrage collectif [1], qui ne risquait certes pas d’être un nouveau pamphlet politicien, mais se trouve tout aussi éloigné des hagiographies trop ferventes. L’intention une fois saluée, regrettons qu’elle soit desservie par quelques scories, comme l’emploi de l’expression incongrue de « Rois de Belgique » (pp. 23, 32) ou l’ample recours au « journal des événements » (p. 34) du général Raoul Van Overstraeten, aide de camp puis conseiller militaire, sans préciser que ce prétendu journal ne fut pas écrit au jour le jour mais largement reconstruit ultérieurement [2].

   L’ensemble s’articule aux interrogations les plus récurrentes adressées à l’association au cours des années 2012 à 2014. Sans surprise, c’est le remariage qui est arrivé en tête de liste (30 %), suivi de l’attitude à l’égard des questions humanitaires et du sort des Juifs (15 %), puis – à égalité (10 %) – de la politique d’indépendance et de neutralité, de l’entrevue de Berchtesgaden avec Hitler, de la déportation du Roi à la fin de la guerre (parfois présentée comme volontaire) et de l’abdication (parfois perçue comme une faiblesse). En queue (5 %) viennent la décision de capituler le 28 mai 1940, le choix de rester en Belgique plutôt que de suivre les ministres et les activités du « Roi prisonnier » sous l’occupation. Sur chacun de ces points sont proposés des dossiers bien étayés par l’historiographie et divers témoignages.

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Une église brabançonne au rythme des croisades

La paroisse de Baisy (duché de Brabant) a connu maints changements de patronage, de l’abbaye Saint-Hubert d’Ardenne – pour financer l’expédition de Godefroi de Bouillon – à l’abbaye d’Aywières en passant brièvement par le futur ordre souverain de Malte (1084-1254)

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L’adieu de sainte Ide à ses fils Godefroi, Baudouin et Eustache partant pour la croisade, dans un manuscrit du « Chevalier au cygne » , chanson de geste du XIIè siècle. (Source: Bibliothèque nationale de France, Manuscrits, Français 786, http://visualiseur.bnf.fr/ConsulterElementNum?O=IFN-08100461&E=JPEG&Deb=57&Fin=57& Param=C)

   Même si l’encyclopédie Larousse en ligne n’en doute pas, la naissance de Godefroi de Bouillon à Baisy (aujourd’hui Baisy-Thy, commune de Genappe), affirmée fièrement par une stèle commémorative dans l’église locale, est plus que sujette à caution pour les médiévistes. Selon Philippe Annaert, à la suite de Georges Despy, il faut y voir « une construction délibérée des nouveaux ducs de Brabant pour s’offrir à peu de frais une illustre généalogie en intégrant à leur lignée à la fois le pseudo « roi » de Jérusalem et sa sainte mère, Ide de Boulogne » [1]. Au XIXè siècle, quand triomphait l’histoire nationaliste et romantique, la question fit l’objet de querelles homériques entre érudits français tenant pour Boulogne, dont les comtes détenaient les terres genappiennes en alleu, et leurs collègues belges soutenant mordicus une origine brabançonne. « N’ayant aucun goût pour les horions, il nous répugne de trancher en aussi périlleuse matière » , écrivait encore Pierre Aubé dans sa biographie de Godefroi publiée il y a un peu plus de trente ans [2]!

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Cinq millénaires sur le rocher de Pont-de-Bonne

Les fouilles menées sur ce site modavien de fortifications celtique et carolingienne ont révélé des occupations humaines s’étendant de quelque 4000 ans avant J-C jusqu’au Xè siècle après. Mais cette longue histoire comprend aussi presque mille ans de délaissement, après un abandon peut-être lié à la guerre des Gaules

 

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Proposition de reconstitution des portes et fortifications celtiques (en haut) et carolingiennes (en bas) de Pont-de-Bonne (Modave). (Source: aSEHS studio, n. 1, première de couverture)

   Nous sommes à Pont-de-Bonne, commune de Modave, à une encablure du château des comtes de Marchin. Les fortifications du rocher dit du Vieux Château y dominent le Hoyoux où se jette le ruisseau qui a donné son nom au hameau. Doté d’infrastructures touristiques rénovées, le site a aussi fait l’objet, depuis 2004, de fouilles du Cercle archéologique Hesbaye-Condroz (CAHC) qui en a publié les apports [1]. Mais fatalement, quand l’intérêt d’un lieu est aussi visible, on est rarement le premier servi…

   C’est dès 1863 qu’un « promeneur archéologique » , Léon Caumartin, dans un article du Bulletin de l’Institut archéologique liégeois, attira l’attention sur « l’emplacement et les restes d’un oppidium fortifié par la nature et par l’art » . Deux phases de construction avaient dû, selon lui, se succéder sur « ce plateau formidable qui commande toute la vallée du Hoyoux et était la clé du Condroz » . Il n’en fallait pas plus pour que des chercheurs, qualifiés ou non, viennent remuer la terre à la manière rudimentaire de l’époque. Nombre d’objets alors mis au jour ont alimenté les musées locaux et nationaux.

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La Belgique, foyer du droit international

Le dernier tiers du XIXè siècle a vu naître une expertise belge et une première institutionnalisation de la discipline, à la faveur du statut de neutralité du pays. Après la Première Guerre mondiale, Bruxelles a participé activement aux nouvelles instances internationales, non sans âpres débats entre pacifistes et réalistes (1869-1940)

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Auguste Beernaert, Prix Nobel de la Paix en 1909. (Source: dessin d’Eugène Broerman, 1907,  dans Henry Carton de Wiart, « Beernaert et son temps » , Bruxelles, La Renaissance du livre, 1945, p. 4)

   Au cours de la décennie qui a précédé la Première Guerre mondiale, on a pu se faire une gloire en Belgique d’avoir totalisé pas moins de trois Prix Nobel de la paix. En 1904, celui-ci était octroyé à l’Institut de droit international (IDI), fondé à Gand en 1873. En 1909, l’homme d’Etat catholique et ancien chef du gouvernement Auguste Beernaert était couronné pour son action internationale. En 1913, à l’autre bout de l’échiquier politique, c’était au tour du socialiste Henri Marie La Fontaine de se voir accorder la même récompense en tant que cofondateur et président du Bureau international de la paix. Ultérieurement, seul le père Dominique Pire est venu, en 1958, ajouter un nom belge à la liste.

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Henri Marie La Fontaine, Prix Nobel de la Paix en 1913. (Source: https://www.nobelprize.org/prizes/peace/1913/fontaine/biographical/)

   Ce brillant palmarès n’est certes pas étranger au statut de neutralité imposé avant 1914 à un pays qui, par ailleurs, ne se souvenait que trop des lourds tributs payés dans le passé pour avoir été un « champ de bataille de l’Europe » . Aussi, loin de se limiter à ces destinataires des lauriers du comité norvégien, notre contribution à la quête de relations mieux ordonnées entre nations a-t-elle pris, dès le dernier tiers du XIXè siècle, assez d’ampleur pour qu’on puisse parler d’ « un laboratoire belge du droit international » (public, sera-t-il précisé plus tard). Même avec de prudents guillemets et un point d’interrogation, Vincent Genin, assistant au département des sciences historiques de l’Université de Liège, a retenu cette formulation dans le titre de sa thèse de doctorat soutenue le 18 janvier 2017 [1]. Et les raisons ne manquaient pas, indépendamment de tout chauvinisme.

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La mémoire brabançonne de Waterloo

Si la défaite française n’a suscité aucun regret chez les contemporains, l’exploitation touristique et culturelle du mythe napoléonien a effacé ultérieurement le souvenir des souffrances endurées sous l’Empire. La vogue actuelle des reconstitutions poursuit sur la même veine (1815-2015)

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La reconstitution des combats sur le champ de bataille de Waterloo: un spectacle grand public au succès assuré. Pour le bicentenaire, le 18 juin 2015, il y avait quelque 6000 figurants. (Source: Mémorial 1815, http://www.waterloo1815.be/index.php?page=reconstitution-des-bivouacs-et-des-combats)

   Les armes venaient à peine de se taire sur la « morne plaine » , on venait à peine d’y ramasser les blessés et les morts que Waterloo attirait déjà ses premiers visiteurs. On les vit dès l’été 1815. Lord Byron et Walter Scott figuraient parmi eux. Un véritable circuit allait se mettre en place avec pour point de chute la ferme de la Belle-Alliance, promise à un succès inversement proportionnel à son rôle réel dans la bataille. Le premier hôtel, après la construction de la butte du Lion, fut ouvert par le sergent-major britannique Cotton, qui le dota d’un petit musée. Le succès du site n’allait plus jamais se démentir par la suite.

   Reflet d’un temps que l’on veut révolu, celui des guerres qui déchirèrent notre continent, ce lieu de mémoire ­– et de tourisme fructueux – est aussi souvent apparu comme un lieu de célébration paradoxale du vaincu dont l’épopée fascinait les esprits romantiques. On y revit, en outre, le dernier grand affrontement avant l’ère des guerres industrielles. « En 1815, les machines ne dominent pas encore la guerre de bout en bout, explique Bruno Colson (Université de Namur) dans un recueil d’études publié à l’occasion du bicentenaire [1]. Le rôle de l’homme est toujours fondamental, celui du cheval aussi. Waterloo clôt une époque où la guerre n’est pas encore dépersonnalisée, où elle offre encore un spectacle digne d’être peint ou reconstitué » .

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A Vogelsang, des militaires belges au milieu des fantômes de l’élite nazie

PASBEL20170219a.JPG   Dans les derniers jours de décembre 2005, sans tambour ni trompette, l’armée belge remettait aux autorités allemandes sa dernière implantation importante en RFA: le camp d’entraînement de Vogelsang, situé sur le territoire de Schleiden en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, non loin de nos frontières (Eupen est à une quarantaine de kilomètres). Dès le 1er janvier suivant, le domaine était intégré au Parc national de l’Eifel.

   Ainsi s’achevait une histoire de plus d’un demi-siècle, au cours duquel nos militaires auraient pu croiser – s’ils existaient – les fantômes des seigneurs de la race aryenne. C’est que ces lieux avaient été, avant la Seconde Guerre mondiale, une des trois « forteresses de l’ordre » (Ordensburgen) où furent formées les futures élites du régime national-socialiste. Depuis septembre 2016, le visiteur y trouve deux musées à la scénographie ultramoderne, dont l’un est consacré à la nature environnante et l’autre à ce que fut l’école des Herrenmenschen. Un livret a été publié à cette occasion, qui fait aussi sa place au passé belge du site [1].

 

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