Guerres et paix

Cinq millénaires sur le rocher de Pont-de-Bonne (7/5/2017)
Les fouilles menées sur ce site modavien de fortifications celtique et carolingienne ont révélé des occupations humaines s’étendant de quelque 4000 ans avant J-C jusqu’au Xè siècle après. Mais cette longue histoire comprend aussi presque mille ans de délaissement, après un abandon peut-être lié à la guerre des Gaules

Une tour sur le chemin de la guerre de la Vache (13/9/2019)
Construite par des bourgeois de Huy dans la seigneurie de Goesnes (Ohey), d’où est partie la guerre de la Vache, la tour-porche de Filée n’a pas pu la connaître. Avec son portail de façade et sa superstructure en colombage et en encorbellement, ce joyau patrimonial rare était plus guerrier d’allure que de fonction (XIIIè-XIVè siècles)

Comte de Luxembourg, roi de Bohême, maître de Lucques… (8/7/2019)
La carrière européenne de Jean Ier, dit l’Aveugle, est riche en rebondissements et en héroïsme. Mais comme en témoigne un acte nouvellement découvert, dressé au cours d’une campagne italienne des plus mouvementées, la question des moyens matériels n’a cessé de le poursuivre (1333)

Crimes et souffrances des soldats belges sous Napoléon (11/2/2017, rév. 23/5/2019)
De l’examen des lettres de « grognards » conservées aux Archives de l’Etat à Liège ressort une réalité bien éloignée des visions héroïques et romantiques de « l’odyssée de la Grande Armée ». Epuisés, mal nourris, mal soignés, les conscrits avouent aussi les atrocités commises contre des populations ennemies (1799-1815)

La mémoire brabançonne de Waterloo (17/4/2017)
Si la défaite française n’a suscité aucun regret chez les contemporains, l’exploitation touristique et culturelle du mythe napoléonien a effacé ultérieurement le souvenir des souffrances endurées sous l’Empire. La vogue actuelle des reconstitutions poursuit sur la même veine (1815-2015)

Comment faire payer la France sans la ruiner ? (16/5/2017)
Après la chute de l’Empire, le Royaume-Uni des Pays-Bas, spécialement pour sa partie belge, a figuré parmi les Etats réclamant les plus importants dédommagements à la France vaincue. Mais face à des puissances alliées désireuses de ménager la monarchie restaurée, les négociations ont été longues et ardues (1814-1818)

La Belgique, foyer du droit international (23/4/2017, rév. 28/3/2019)
Le dernier tiers du XIXè siècle a vu naître une expertise belge et une première institutionnalisation de la discipline, à la faveur du statut de neutralité du pays. Après la Première Guerre mondiale, Bruxelles a participé activement aux nouvelles instances internationales, non sans âpres débats entre pacifistes et réalistes (1869-1940)

Avec l’aide des archers de saint Georges (31/3/2019)
La rumeur, un auteur fantastique, la propagande peut-être… ont inscrit dans les mémoires l’intervention, lors de la bataille de Mons, de créatures célestes venues au secours des Britanniques. Le miracle est bien que ceux-ci, inférieurs en nombre, aient réussi à compromettre l’avance allemande vers Paris (23-24 août 1914)

Heurs et malheurs de la bataille de l’Yser sur la toile (28/10/2018)
Exposé aux intempéries à Ostende, le Panorama sur 360 degrés que lui avait consacré le peintre-soldat Alfred Bastien au lendemain de la Grande Guerre fut transféré et restauré en 1950-1951 au musée de l’Armée à Bruxelles. Mais depuis, on n’a pas su qu’en faire… (1914-2014)

Un regard russe sur le front de l’Yser (14/6/2018)
En mission d’observation auprès du quartier général de l’armée belge pendant la Grande Guerre, le capitaine Andrej Prezjbjano a joué un rôle d’entremise dans l’épisode des autos-canons-mitrailleuses belges envoyés en Galicie. Il a tenté en vain, après 1917, de constituer avec les Russes de Belgique une force de soutien aux armées blanches (1914-1921)

Pédaler sous la botte allemande (12/5/2019)
Du rôle des carabiniers cyclistes aux ersatz de Tours de Flandre ou de Belgique sur vélodrome, la bicyclette est restée omniprésente pendant la Grande Guerre. Nombre de coureurs vedettes se sont illustrés, notamment dans l’aviation et l’espionnage, alors que les civils rusaient pour que leurs deux-roues ne soit pas réquisitionnés (1914-1918)

Dans les asiles de la Belgique martyre (18/3/2019)
Le taux de surmortalité dans les institutions psychiatriques s’est élevé à 23 % pendant la Grande Guerre. La malnutrition, les conditions sanitaires, les réquisitions… sont à l’origine de ces nombreux décès, sans beaucoup de réactions du côté des autorités. Un moment révélateur des carences de l’époque dans le domaine des soins aux aliénés… (1914-1919)

La Grande Guerre vue d’en haut et d’en bas (17/9/2017, rév. 26/1/2019)
Le journal tenu par Mary Thorp, gouvernante anglaise employée dans une riche famille bruxelloise sous l’occupation, témoigne des épreuves subies par la population mais aussi des problèmes de conscience posés à certains Allemands par l’exploitation du pays (1916-1919)

Comment le Deuxième Reich est tombé à Spa (28/7/2018)
Centre de convalescence et de repos pour l’armée allemande, Spa a subi l’omniprésence de l’occupant, encore accrue par l’installation, en mars 1918, du Grand Quartier général et du Kaiser. La décision de demander l’armistice et l’abdication ont eu pour cadre la cité thermale, qui sera aussi un haut lieu des négociations de l’après-guerre (1914-1920)

L’étrange asile de Guillaume II aux Pays-Bas (2/7/2019)
La solidarité dynastique entre les Orange et les Hohenzollern a permis au Kaiser, venant de Spa, de s’établir chez nos voisins du nord. Un asile lourd de conséquences diplomatiques, dont Beatrice de Graaf montre qu’il ne fut pas improvisé mais précédé de contacts secrets noués entre La Haye et Berlin, d’abord en vue d’une paix négociée (1918)

« Les Belges deviennent effrayants à force de patriotisme » (16/5/2019)
Ce propos de Léon Chomé date de 1905. Le courant nationaliste qui, pendant et après la Grande Guerre, rêva d’une Belgique agrandie, n’était pas qu’une fièvre passagère: il avait des racines profondes et des tenants dans les trois partis. Mais face aux Alliés, la « Belgique martyre » ne pouvait pas pousser le bouchon trop loin (1914-1919)

Pas de Nuremberg pour les crimes de la Grande Guerre (18/2/2019)
Aucun responsable des atrocités commises en Belgique n’a été effectivement puni. Le renoncement aux extraditions et la clémence de la Cour suprême de Leipzig n’ont laissé place qu’à des jugements par contumace. La préservation de la paix et la stabilité de la République allemande menacée par le bolchevisme étaient plus impératives  (1919-1926)

Centenaire de la Grande Guerre: la patrie absente (17/3/2018)
Les événements commémoratifs ont été d’une exceptionnelle abondance, mais sans coordination entre les différents niveaux de pouvoir. Un premier bilan dressé pour la Région de Bruxelles-Capitale fait ressortir l’importance du registre de l’émotion et la prédominance d’une relecture du conflit esquivant la dimension patriotique au profit de thèmes d’actualité tels que le pacifisme, l’européanisme ou le féminisme (1914-1918)

Une symphonie d’arbres en souvenir de Passchendaele (2/2/2019)
Composée par Piet Swerts pour le centenaire de la troisième bataille d’Ypres, notamment sur des poèmes du soldat anglais Gurney, l’œuvre met en valeur la nature détruite puis renaissante comme métaphore des dévastations de la guerre et de la reconstruction. Le message de paix l’emporte sur la mémoire des sacrifices (1917, 2017)

Recherches pour élèves sur la Grande Guerre (23/4/2018)
Les pistes de recherches proposées pour l’enseignement secondaire sur la Grande Guerre par trois historiens de la KULeuven ruinent le mythe des soldats flamands brimés par les officiers francophones. Parmi les thèmes envisagés figurent les progrès accomplis dans le domaine militaire et les épreuves endurées par les populations civiles (1914-1918) 

La Résistance belge dans le brouillard (29/5/2020)
La petite minorité qui s’y est engagée pouvait être fière du bilan de ses actions. Mais les clivages politiques et linguistiques ainsi que l’absence de coordination à l’échelle nationale ont fait obstacle à son inscription dans la mémoire collective. Deux historiens renommés appellent à la ressortir des oubliettes (1940-1944)

Donner la Wallonie à la France de Vichy ? (4/5/2019)
Les archives de Georges Thone, figure influente du mouvement wallon, ont jeté une lumière crue sur les ouvertures faites en faveur du rattachisme au gouvernement du maréchal Pétain. Certains des acteurs de cet épisode ont développé des conceptions racistes ou ethnicistes, allant jusqu’à envisager des transferts de population (1940-1943)

Un intellectuel catholique dans l’enfer nazi (30/9/2020)
Les écrits de Flor Peeters dénonçant les systèmes totalitaires l’ont conduit à Sachsenhausen. Il y a été témoin et victime du régime inhumain des camps ainsi que des collusions entre prisonniers communistes et autorités SS. Sa foi lui a permis de surmonter l’épreuve. Elle a continué de guider son action après la guerre (1941-1945)

Ennemi du Reich, torturé en Angleterre (21/9/2020)
Passé en Grande-Bretagne avec des renseignements précieux pour les Alliés obtenus d’Allemands antinazis, l’Anversois Jacques de Duve fut bien mal récompensé. Pris pour un dangereux espion potentiel, il fut emprisonné, mis au secret, brutalisé… Après la guerre, la Justice belge l’a définitivement blanchi (1943-1946)

A Vogelsang, des militaires belges au milieu des fantômes de l’élite nazie (19/2/2017)
Pendant plus d’un demi-siècle, les Forces belges en Allemagne ont occupé à Schleiden (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) le site de la forteresse où avaient été formées les élites du régime national-socialiste. Nos militaires y ont vécu parmi les décorations et les sculptures exaltant la mythologie germanique et les « Übermenschen » (1950-2005)